alors on dira que c'est plutôt un au revoir
comme je vous le disais dans le dernier post, il était probable que j'allais arrêter d'écrire ici, pour plein de raisons
déjà je revends beaucoup de choses, pour faire rentrer un peu d'argent, alors je n'aurai plus beaucoup à montrer. Ensuite il y a mon moral, qui est subitement retombé en flêche, après une
nouvelle "erreur d'aiguillage" on dira, une trahison amicale, dont je me doutais, mais là bon, ça va, j'ai déjà donné, je viens de comprendre, j'ai passé presque 3 ans à considérer quelqu'un
comme mon frère, et depuis 3 ans je n'ai été que la brave gourde qui donne gîte et couvert, qui réconforte, et n'a rien en retour, pas même un peu de considération.
Je l'ai nourri un nombre incalculable de fois, mais pas une seule il ne m'a invitée au restaurant. Mon mari oui, moi j'ai eu droit en tout à 4 cafés, le 5ème, je l'ai refusé, je ne pouvais
plus..... Enfin si, il m'a invitée une fois, dans une cafétéria. Mon mari et lui ont commencé à manger avant mon arrivée, et pas un des 2 ne s'est levé pour venir payer ma note, j'ai donc été
invitée une seule fois, et c'est moi qui ai payé, alors que j'avais payé pour eux (que je sois là ou pas) un nombre incroyable de fois. Super classe....
J'ai envoyé des tonnes de petits messages, des trucs pour le faire rire, pour lui remonter le moral. Je lui ai dit des choses très belles. En retour ? Rien. Je me suis souciée de lui au point de
l'inviter sans arrêt en décembre, parce qu'il "était malheureux" qu'il disait. Je lui ai demandé sans jamais renoncer de me parler, de me dire ce qui n'allait pas, histoire que je puisse
l'aider, le réconforter. Moi aussi, je l'étais, malheureuse, et pas qu'un peu, j'avais de très bonnes raisons pour (cf le texte "dans la peau du Grinch" pour ceux qui l'ont lu), mais jamais il
n'a cherché à savoir pourquoi moi j'étais si triste...ça ne l'intéressait pas.
Quand il a eu des soucis de santé, j'ai proposé de l'héberger, le temps qu'il faudrait, de prendre soin de lui. Sans aucune contre partie. En retour, quand il a détruit ma santé pour sa bonne
blague, il n'a même pas proposé de m'aider une seule seconde, alors qu'il me savait très mal, et totalement seule.
Quand j'ai compris qu'il avait des soucis d'argent, je lui ai proposé de venir vivre à la maison, le temps de se remettre sur les rails, j'offrais gîte, couvert... nourri-logé-blanchi comme on
dit....et même j'aurais payé ses dettes en m'endettant si besoin. Pourquoi ? Je croyais avoir trouvé en lui la seule personne avec un passé un peu semblable au mien, donc capable de me
comprendre, aussi taciturne que moi, aussi solitaire que moi, aussi bizarre que moi aussi parfois.
Tout ce que j'ai trouvé, c'est quelqu'un qui a pris, pris, pris, et rien donné. Je croyais que son coeur était juste caché, pour le protéger, mais en fait il n'a pas de coeur, ni d'âme.
C'est un épouvantable gâchis, il pourrait être un type fabuleux. Mais il ne veut pas. J'espère que dans sa nouvelle vie, il ne fera pas autant de mal à quelqu'un d'autre, quelqu'un qui l'aimera
et lui fera confiance. J'espère que cette fois, il ne pensera pas qu'à lui, qu'il réussira enfin à avoir ce qu'il veut, mais sans détruire de gens.
J'ai sombré dans la dépression, sans même qu'il ne fasse un geste dans ma direction. J'ai donné toute ma confiance, mon respect, mon affection. J'ai eu de la lâcheté, du mépris, et des mensonges
en retour
Ma santé est partie en vrille il y a quelques temps. Après la "bonne blague" de cette personne, mon coeur m'a lâchée, et comme chez moi le moindre déséquilibre entraine un effet papillon,
tout s'est remis à aller de travers, alors que je voyais enfin le bout du tunnel, avec plein d'espoir. J'espérais reprendre tous mes efforts à zéro, me battre à nouveau, mais mon corps trop
fatigué ne veut plus rien entendre. Depuis cette fameuse bonne blague, c'est la dégringolade, chaque semaine amenant un nouveau soucis, avec quelques hauts (pas très hauts), et beaucoup de bas
(très bas). Hier les signes caractéristiques m'ont fait voir que cette fois ce n'est pas bon, et mes reins sont à leur tour attaqués.
Alors voilà. Pour ceux qui me suivent depuis le début (19 ans déjà) vous savez que je me suis accrochée comme une malade à la vie, je me suis battue, toute seule, peu importait mon état ou ce que
les gens en disaient. A chaque nouveau coup dur je repartais de plus belle, déterminée à en découdre. J'ai fait de mon mieux, je n'ai rien lâché. Je connais bien mon corps, je peux vous donner ma
tension avant la machine, je peux vous donner mon poids à 1kg près sans me peser, ma température sans regarder le thermomètre. Et je sais aussi quand l'infection est trop forte, quand mes
défenses s'effondrent.
Mais j'ai toujours dit que si un jour ça devenait trop difficile, que ça me coûtait trop, j'arrêterai de me bagarrer. Là les douleurs sont terribles, je souffre comme une malade, j'enquille
les litres d'eau, parce que c'est tout ce qui passe, je ne prends plus d'anti douleur parce que ça me créé d'autres ennuis. Depuis hier je n'arrive presque plus à marcher, je me traîne le dos
courbé et avec des béquilles qui me semblent en plomb, je serre les dents pour que personne ne panique je me retiens de hurler à la mort, ça me coûte une énergie que je n'ai plus. J'ai voulu
jardiner un peu, il y a 2 jours, et il a fallu me ramasser à la petite cuillère alors que je n'avais presque rien fait.
Dans 15 jours environ (moins d'un mois de toute façon) je serai fixée sur l'état de mes reins, et sur ce qu'on peut faire ou pas. Et je déciderai de ce que moi je peux encore accepter ou pas. J'ai déjà vécu tout ça 100 fois et je ne veux plus être un paquet cadeau que se refilent les médecins, chirurgiens et
autres spécialistes. Je veux décider, et si ça ne me convient pas, je n'accepterai pas. Il faudra bien qu'un jour les médecins français comprennent que nous ne sommes pas des paquets de viande
abrutis dont ils font ce qu'ils veulent, mais des personnes, avec des sentiments, et des limites aussi.
Alors je pourrais toujours continuer à alimenter mon blog, mais je n'ai ni envie de mentir sur mon état en faisant comme si tout allait bien, ni envie de m'étaler sur le sujet en boucle, je ne
vais pas venir raconter mes douleurs, mes renoncements, je le fais là, et ça suffit.
Je ne supprime pas mon blog pour le moment, je le laisse, si par chance je passais encore une fois à travers tout ça, je reviendrai, peut-être. Et si au contraire mon état se détériore trop, ou
trop vite, je vous demanderai juste d'accepter ma décision, à défaut de la comprendre. Mon entourage m'entend mais ne m'écoute pas, et je n'ai plus envie d'expliquer ou de me justifier, parce que
j'estime que je n'ai pas à le faire.
Rajout pour éclaircir la situation :
Comme je reçois encore beaucoup de messages, au sujet de ce qui est arrivé, je veux aussi clore le sujet une bonne fois pour toutes. Non, la personne qui m'a fait cette blague "tellement drôle" qui a détruit ma vie ne s'est pas excusée, à part 2 ligne d'email bâclées, mais je
n'attendais pas d'excuses. Pour s'excuser, il faut être un homme, il faut avoir du courage, et il faut ne pas être bêtement égoiste, il faut affronter les problèmes, pas les créer et s'enfuir,
comme il fait toujours, il faut aussi faire preuve d'empathie. Avant, je vous aurais dit que cette personne était capable de tout ça, j'aurais été sûre que jamais il ne se conduirait comme ça, je
lui aurais fait tellement confiance que j'aurais marché dans un feu s'il me l'avait demandé....Pour moi c'était un peu Superman.... mais depuis quelques temps cette personne avait changé,
sans que je sache ou comprenne pourquoi, il a refusé de me parler, et du coup je n'ai rien espéré, j'ai bien fait. Bien sûr que ça m'a fait du mal, surtout que tout le monde me disait qu'il était
impossible qu'il ne vienne pas me voir, pour me parler, faute de s'excuser pour me proposer son aide si j'en avais besoin. J'ai vécu ça comme un deuil, le deuil de ce que je croyais être une
amitié unique, et qui n'était absolument pas partagée. Je l'ai considéré comme ma famille. Il m'a considérée comme un sac de merde. Ni + ni -
J'ai eu du mal à en sortir (si tant est que j'en sois sortie... on fait comme si on y croyait d'accord ?), parce que comme tout le monde me demandait sans arrêt si enfin il avait daigné faire
un geste, je me reprenais à chaque fois en pleine figure le fait que non, je ne valais pas 30mn en voiture, je ne valais pas une explication, verbale, ou par écrit, ou.... Je ne valais rien du
tout en réalité. A force que tout le monde me dise que mais enfin c'est incroyable, il va bien finir par se rendre compte et agir, limite je finissais par me dire "peut-être ?".... espérer pour
rien, ça n'aide pas, ça fait juste du mal. Le coup final a été porté quand j'ai appris il y a peu qu'il est allé dire un peu partout qu'il partait de la région "parce qu'il n'y a pas d'amis". On
m'aurait empalée avec un javelot je crois que ça m'aurait fait moins mal.... pas d'amis... mon soutien, mes mots gentils, les milliers de petites intentions, mes invitations à n'en plus finir, la
pression sur tout le monde pour qu'il ne se sente pas seul, qu'il soit entouré, le fait que je lui accorde ma confiance, que je lui confie mes clés ce que je n'ai jamais fait de toute ma vie, que
je prenne sa défense devant des tas de gens en me mettant tout le monde à dos, et que mon mari fasse beaucoup pour lui, pour son travail, sacrifie une part de nos revenus, tout ça, ça ne valait
rien du tout pour lui. Nada. Peanuts. J'avais promis à quelqu'un que lui et moi connaissions, mais ça il ne l'a jamais su, de tenter de veiller sur lui.... sans le changer, je voulais juste lui
ouvrir les yeux, et changer le regard des gens sur lui. J'ai essayé, de toutes mes forces. En vain. Vous dire à quel point je croyais en lui, nous allions lui laisser notre maison, prochainement,
nous avions un petit plan pour la suite de notre vie, qui reposait sur sa sincérité. Je lui avais même trouvé un nouveau boulot, bien payé et considéré, où il ne faut pas trop en faire. Je me
suis battue pour le lui décrocher. Je voulais lui offrir tout ça, la maison, le travail, comme une sorte de témoignage du fait que pour moi il était de ma famille, qu'il comptait, énormément. Il
a tout détruit.... C'est pourquoi je vous demande de ne plus m'en parler, parce qu'à chaque fois c'est retourner le couteau dans une plaie trop difficile à cicatriser. Sujet clos, merci de ne pas
insister !
Pour ne pas vous dire au revoir sur une note trop triste, je vous montre mon micro jardin, qui a migré depuis le bord de l'eau pour la butte, il a un petit frère, que je ne suis pas en mesure
d'installer, mais je vais m'y employer quand même.
J'avais lu il y a très longtemps une petite phrase sur une broderie, qui m'avait beaucoup plu, un genre de dicton ancien
"si tu veux oublier tes douleurs et tes chagrins
et si tu veux être heureux toute ta vie........plante un jardin"
J'ai beaucoup planté dans ma vie, je ne suis pas sûre d'avoir beaucoup récolté. Au sens propre, comme au sens figuré (surtout au sens figuré)
mais si, regardez, là, en haut, sur la butte
*parce que j'ai un humour naze, je précise, nan, c'est pas mon cercueil ^^ il s'agit de raised garden beds, 2mx1mx50cm de haut chacun, + un mini bac qui lui va accueillir des framboisiers*
vous pourrez toujours voir le peu que je ferai sur mon picasa, https://picasaweb.google.com/arcadiascorner et me découvrir
autrement sur pinterest http://pinterest.com/arcadiascorner/# mais il n'y aura pour le moment plus de messages pour accompagner tout
ça. Je vous dis merci pour votre fidélité, pour vos petits mots, pour votre amitié parfois, votre soutien, toujours (et vous savez comme je suis sentimentale, alors ça a compté,
beaucoup).